A l'occasion du festival Influences Caraïbes qui se déroule du 20 octobre jusqu'au 17 novembre, rencontre exceptionnelle avec l'une des iniatrices du concept également présidente de l'association le Cri du peuple.

Présentez vous brièvement
Bonjour, je m'appelle Audrey Célestine, je suis Martiniquaise.
Cela fait maintenant 9 ans que j'ai quitté la martinique pour venir à Paris pour les études où j'ai suivi une classe de prépa puis j'ai intégrer Science Po.
J'ai eu l'opportunité pendant une année de pouvoir étudier aux Etats Unis à Baltimore, j'ai été dans une fac avec de très bonne conditions de travail où j'ai suivi des cours sur l'Amérique Latine, la Caraïbe chose que je n'avais pas eu l'occasion de faire en france.
Je suis rentrée 1 an plus tard la mort dans l'âme finir mes études à Paris... Plus tard des amis de Science Po ont monté un bar "Le rendez vous des amis" où on organisait entre nous des petits évenements , puis quelques années après on a décidé de monter l'association le Cri du Peuple pour justement y encadrer ces manifestations culturelles concerts, expo, ...

Comment est née l'idée de créer un tel festival ?
Il y se trouve qu'il y a 2 ans pour de l'anniversaire d'une cousine, on avait fait venir au "rendez vous des amis" des conteurs avec un groupe de percussionniste, ... or un des employé qui avait des amis musiciens basés à Porto Rico nous a suggéré de les faire venir ici pour marier des sonorités si familières.
L'idée de faire des rencontres culturelles dans le bar était si séduisante qu'on s'est dit pourquoi pas faire quelque chose d'un peu plus large.
Nous ne sommes pas forcément une asso afro caribéenne ou afro antillaise mais en tant que présidente c'est l'impulsion que je donne et nous avions tous à coeur de montrer la Caraïbe hors des clichés actuels en mettant vraiment en avant l'aspect culturel.
On a donc travaillé en commun avec une autre personne qui avait un projet similaire qui s'inscrivait plus dans la francophonie, ainsi Variation Caraïbes est né, avec le succès que l'on connait et les tensions qui sont venues par la suite...
Ce fut une très belle expérience, cependant déficitaire mais le festival était à la hauteur au niveau artistique, les rencontres furent très belles et on a eu pas mal de retours et de critiques constructives.

Parlez nous du festival Influences Caraïbes
Donc cette année, on a décidé de remonter le festival en se nourissant des critiques de l'an derrnier et de rajouter des choses qui nous plaisaient vraiment.
Avec comme un fil rouge, un parcours d'exposition dans Paris, de Montmartre, à Bastille en passant par Château Rouge ainsi qu'au Marais.
Pour les concerts, nous avons mis en avant les scènes généralistes comme le Divan du Monde ou encore La Bellevilloise.
Par souci de convivialité comme l'an passé, les expositions auront lieu dans des bars et ainsi que dans une gallerie.
On aura également des petits cafés littéraires où on attend pas forécément beaucoupe de monde mais des gens intéressés.

Quelles sont les nouveautés par rapport à la précédente édition ?
Tout d'abord au lieu de 5 jours çela dure maintenant 1 mois.
Il n' y a pas d'unité de lieu, cela peut paraitre déroutant mais on a justement multiplier les points de rencontres.
Ce sera donc un parcours d'exposition dans Paris, lié un quartier parisen à un artites de la Caraïbe ou à une île.
Plusieurs cafés littéraires dont un sur la découverte de textes issus des Antilles Néerlandaises.
On a aussi une résidence de plasticiens, dont deux artistes qui vont construire une oeuvre inédite composée de ferraille, d'écrans télé et de sons qui sera présenté le 8 novembre au public.
Un week-end cinéma, sur un thème caribééen assez tabou sur l'homosexualité, travestissement dans la Caraïbes et dans les disaporas, on s'attend à de bons débats notament avec la projection de "paradise lost" par une réalisatrice lesbienne de Trinidad.
Je ne cherche pas du tout la polémique dans les débats, je me sens caribéenne et je suis consciente des problèmes d'homophobie qu'il y a là bas.
On avait également un projet ambitieux qu'on a pas réussi à mettre à bout pour des raisons budégataires, il s'agissait demander à des conteurs de réagir aux oeuvres des plasticiens en ecrivant un texte que l'on difffuserais lors des expositions, vous pourrez quand meme découvrir quelques textes poignants.

Pensez vous que le public est réceptif à ce genre de manifestations ? Quelles sont leur attentes ?
Oui, le public est très réceptif et assez critique ce qui nous permet d'avancer.
On se prétend festival caribéen sur Paris, à cet effet il faut qu'on soit présent en terme de qualité.
On se doit de proposer des manifestations pour satisfaire les attentes du public.
Les gens attendent de nous des moments d'échanges, des rencontres enrichissantes, l'an dernier les deux conférences ont été l'occasion de discussions autour du thème artiste caribéen auxquelles on a décider de consacrer nos tables rondes et nos journées d'études.
Nous avons travailler pendant 1 an, nous avons envie de vous offrir de bons moments avec notamment la redécouverte de grands, c'est une mémoire culturelle qui ne sera plus dans une quinzaine d'années ainsi qu'une pallette d'artiste issus de cette nouvelle génération d'artistes décompléxés.

Simple curieux ou amoureux de la culture caribéenne, nous vous invitons à venir aux nombreuses manifestations proposées !

Retrouvez le déroulement du festival ici